Trois kilomètres de gros, gros tuyaux, enterrés à 1mètre sous terre, nous relient à la centrale thermique de la ville.
Depuis la centrale, discrètement tapie aux pied des autoroutes, Av. Jean Giono, un flux thermique d’une valeur moyenne de 73° circule jusqu’à notre station principale. Échange avec notre réseau de distribution primaire qui va à son tour alimenter huit sous-stations dont la fonction est de réguler la distribution quantitative et qualitative de l’eau chaude (≤53°),… jusque dans nos robinets et notre chauffage.
Ce raccordement à réduit notre centrale de chauffe au silence.
E
n 2013, après 50 ans de service, les vénérables brûleurs de fioul, au vrombissement si caractéristique, avaient été entièrement modifiées au gaz de ville et dotés des récupérateurs de thermies dans les conduits d’évacuation qui ne lâchaient désormais, que vapeurs d’eau et quelques éléments de carbones issus de la combustion.
Et, dix ans plus tard elles étaient supplantées par un échangeur pas plus gros que le chauffagiste. Un assemblage tubulaire qui donne à notre eau de départ, la température idéale de consommation.
Notre circuit primaire est donc devenu circuit secondaire…
… qui va à son tour réchauffer les huit échangeurs des sous-stations. Dès lors, notre centrale devient redistributeur de thermies d’une centrale aux biomasses, située à des kilomètres.
Que deviennent nos chaudières ?
Elles sont toujours en place, bichonnées et prompte à prendre le relais en cas de panne du circuit nourricier.
Notre panache de fumée au ciel d’hiver s’est éteint, mais nos bouillottes trouvent encore leur content aux robinets de nos aisances.
IvS
2023
En 2026, la municipalité d’Aix-en-Provence se prépare à inclure dans le circuit une préchauffe du primaire, grasse à une boucle géothermique qui pourrait atteindre 70°