En Suède, il est des coutumes septentrionales marquées par l’adoration des lumières.

Aussi, dès l’avent, au delà du 60e parallèle, de Malmö à Kiruna, apparaissaient aux vitres des foyers suédois une bougie, puis deux, puis trois, puis quatre, jusqu’au « Julstock », littéralement « tas de Noël ». Foyer allumé dans l’âtre ou le jardin qui marquait de façon ancestrale l’espérance de jours lumineux. 

longtemps les bougies furent reine des illuminations dansantes au givre des carreaux, … Aussi, hélas, incendiaires.

La modernisation électrifiant les usages a rassemblé en un seul chandelier cinq ou sept lumières qui rappellent à la fois le cône du foyer et les bougies de l’avent.


Ces chandeliers nés en 1930 à Göteborg ont connu un tel succès qu’il n’y a aujourd’hui,  aucune fenêtre suédoise qui n’ait ses « adventsljusstake » fièrement exposés jusqu’en janvier.

Charmante coutume qui s’accorde bien avec les façades ouvertes au clair-obscur de nos immeubles.

C’est ainsi que quelques-uns de ces bougeoirs hautement chamaniques, ont fait le voyage et s’invitent aux fenêtres du Parc.

Ces bougeoirs ont-ils le pouvoir de convoquer un Noël blanc ?  À voir.

IvS

20 décembre 2025