Bien sûr, ils avaient belle allure, nos candélabres d’antan…
Ils avaient vu naître le parc Mozart, penchés de leurs huit mètres de haut sur le passant nocturne. 
Leur lampe à incandescence grillait, tout au long de la nuit : jus électrique, mouches et papillons presque aussi vigoureusement que votre grille-pain.

Un candélabre moderne, lui, utilise des cellules LED…
… (Light Emitting Diodes, ou diodes électroluminescentes) : des matériaux capables d’émettre des photons par simple excitation électronique, plutôt que ces filaments qu’il fallait porter à des températures extrêmes pour produire des photons — et dont la chaleur n’était qu’énergie dissipée au vent du soir.
Ainsi, nos trente valeureux lampadaires ont dû être démontés…
…pour laisser place à de frêles porteurs de LED, qui déposent à nos pieds la lumière laiteuse de leurs cellules nacrées.
À ceux qui pensent que la lumière de nos rues est un fluide gratuit, le Parc Mozart sait pourtant mesurer le poids financier de ces illuminations vespérales… or, grâce à cette mise à niveau, nous attendons désormais une diminution notable de ce poste de dépenses contraintes.
Aujourd’hui, vertu écologique se lie aux vertueuses économies : Mozartparciens, réjouissons-nous !
IvS
Mars 2025