En 2011, parcmozart.com relayait le constat navrant de dégradations et intrusions incontrôlées.
Nos lecteurs se rappellent la fréquence des visites nocturnes indésirables : escalade des barrières, rapines de ferrailleurs, désossage partiels de voitures, intrusions en étage, tags et autres incivilités…
Lorsque le sage Licinus vivait encore à l’endroit où se situe le Parc Mozart actuel – comme en atteste un cippe du 3e siècle ap. J.-C. – il aurait pu nous conseiller, dans son
latin de l’époque : « Si vis securitatem, para vigilantiam ! »
Aujourd’hui, Licinus, adapté à l’électronique, nous dit : VIDEO ! « JE VOIS ! »

Après 14 ans de pourparler, d’explications, de rhétorique, d’arguments visant la protection des images privées, il a été voté l’installation d’un complexe vidéo de surveillance des accès et espaces communs, afin de comprendre pourquoi telle voiture a changé d’aspect pendant la nuit, et surtout, informer les candidats animés de mauvaises intentions qu’ils seront vus et signalés.
Tel Argos surveillant Io dans le Parc de Némée, les cent yeux électroniques ePoE (Enhance Power over Ethernet) de notre géant vidéo mozart-parcien, ne ferment jamais leur paupière.
Où que vous soyez dans les espaces ouverts du Parc Mozart, Argos a un œil sur vous et se rappelle, retrace ou reproduit à volonté.
La mémoire d’Argos est consultée sur demande de Héra – incarnée par le Syndic ou la justice – seuls habilités à interroger les mémoires du géant Panoptès (celui qui a tout vu), —
Ainsi obtiendra-t-on d’Argos les images utiles à la vérité.
Comment ça marche ?
Argos est un complexe matériel qui héberge des composants électroniques encapsulés. Ceux-ci, filtrent un flux électrique dont on mesure en sortie les effets qualitatifs et quantitatifs.
Ainsi, une excitation d’une cellule d’une caméra sous tension, détermine son état et renseigne un concentrateur qui reçoit l’identité et la teneur de l’information.
Le concentrateur ou nodal, gère les informations selon un programme déterminé par son opérateur.
Il peut, par exemple, exclure la vision des pixels* de certaines régions de l’image, n’enregistrer que lorsqu’il y a un changement
dans l’image, par degrés de sensibilité, il peut déterminer des actions selon la luminosité, la distance, les modifications dans l’image, les mouvements …
Certains concentrateurs sont même dits intelligents, ils apprennent et reproduisent des comportements idoines et peuvent ainsi distinguer le déplacement d’un chien ou de son maitre et ne conserver que les images appropriées à son programme.
Voir et revoir une séquense…
Garder tout cela en mémoire ce fait après décision du concentrateur qui « grave » de chaque source : identité, horaires, contenu pertinent, état matériel…
Le concentrateur concentre en un seul « meuble » l’ensemble des connections et appareils susceptibles de traiter l’information électronique.
Les liaisons entre les différents postes se font grâce à des câbles type Ethernet (faible-tension, tout-en-un), ou aérien façon wifi.
Et les consommations !? questionnent les écololâtres.
Vous serez surpris ! La plus forte consommation est sans doute le poste de contrôle avec ventilation, lampe, écran et pupitre, … lors des réglages.
Puisse Argos Panoptès nous promettre bonheur, sécurité et stresslessness !…
Videbimus ! nous sussure Licinus.
IvS
Avril 2026